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Les océans représentent 70 % de la surface de la planète. Ils nous nourrissent, régulent notre climat en absorbant chaque année près d’un quart de nos émissions de gaz à effet de serre et génèrent la majeure partie de l’oxygène que nous respirons.

La biodiversité marine est essentielle à la santé des hommes et à celle de notre planète : les océans produisent notamment une part importante des protéines animales que nous trouvons dans nos assiettes.

Les océans servent également de fondement à une grande partie de l’économie mondiale, en soutenant des secteurs comme le tourisme, la pêche et le transport maritime international. L’OCDE a estimé que la valeur tirée de l’économie bleue devrait doubler entre 2010 et 2030 pour atteindre plus de 3 000 Mds$ du fait de la croissance très rapide de certaines activités maritimes.

Mais les océans sont confrontés à des menaces sans précédent en raison de l’activité humaine : le changement climatique endommage les récifs coralliens et d’autres écosystèmes clés ; les eaux côtières se détériorent continuellement à cause de la pollution ; la surpêche menace la stabilité des stocks de poissons.

La sauvegarde de notre océan doit donc rester une priorité. Pour ce faire, le monde de la finance a son rôle à jouer et l’économie maritime durable – ou économie bleue – prend de l’importance dans le domaine de la finance responsable.

De nombreuses actions très concrètes sont menées au sein du Groupe. Coup de projecteur sur plusieurs d’entre elles.

La France est le deuxième domaine maritime mondial, avec plus de 11 millions de kilomètres carrés de surface maritime, notamment grâce à ses territoires d’outre-mer. Juste derrière les États-Unis qui en contrôlent moins de 12 millions.

Les mers contribuent aujourd’hui à 14 % du produit intérieur brut français, soit 270 Mds€ (Fondation pour la mer). 500 000 Emplois dépendent de la mer en France, soit plus que la banque et l’automobile réunis (Cluster maritime français).


 

Un engagement du Groupe de longue date

Le Crédit Agricole est l’une des 5 premières banques du monde en matière de financement maritime.

Pour accompagner la transition responsable d’un marché en pleine expansion, la banque a défini, dès 2013, une politique sectorielle sur la filière maritime qui explicite les critères environnementaux et sociaux à prendre en compte par les entités du Groupe dans leurs politiques de financement et d’investissement.
Le périmètre couvre tant la construction, la réparation et le démantèlement des navires de commerce* que leur acquisition et exploitation par les clients de la banque.

Le cadre de référence du Groupe prend appui sur les standards internationaux et normes les plus strictes pour évaluer l’impact sociétal des projets de financement ou d’investissement de ses clients.
Pour accéder à la politique sectorielle, cliquez ici.

*navires utilisés pour le transport de passagers ou de marchandises ainsi que les navires liés à une activité civile ou industrielle.
 

L’adhésion aux « Principes de Poséidon », pour une industrie maritime moins carbonée

Le Crédit Agricole, via Crédit Agricole CIB, a franchi un pas supplémentaire en signant en 2019 les « Principes de Poséidon », lancés par des industriels et 13 banques, dont seulement 3 françaises.
Ces Principes s'inscrivent dans la stratégie de réduction d’au moins 50 % de l’empreinte carbone du secteur maritime d’ici à 2050, édictée par l'Organisation Maritime Internationale.
Concrètement, les banques signataires s’engagent à publier annuellement l’empreinte carbone de leurs portefeuilles
En 2020, 15 institutions financières, dont Crédit Agricole CIB, ont dévoilé l’alignement climatique de leurs portefeuilles de financement dans le secteur maritime dans le premier rapport sur le financement climatique jamais produit.
Cette cartographie permet au Groupe de projeter l’intensité carbone de ses portefeuilles de financement maritimes pour travailler au mieux leur alignement sur la cible. Sur cette base, CACIB accompagne ses clients dans la mise en place des financements nécessaires au renouvellement de leur flotte avec des navires à émissions réduites/nulles au fur et à mesure de l’évolution des technologies : GNL et bio-méthane, bio-fuel, hydrogène…

Le mouvement est déjà en marche. A titre d’exemples :

  • CACIB a structuré le financement du premier navire neuf motorisé au GNL de Corsica Linea, acteur important du transport maritime entre la Corse et le continent. Le navire, qui sera livré en 2022, sera le premier ferry au GNL battant pavillon français et opérant en Méditerranée. LCL a apporté une participation de 10 M€ aux côtés de 19 Caisses régionales menées par la Caisse de Corse (participations cumulées 93 M€) dans un tax lease (bail fiscal) de 103 M€ via une structure ad hoc.
     

Un partenariat avec la Fondation de la mer pour mesurer notre impact sur l’océan

En cohérence avec ses engagements environnementaux, Amundi a entamé une étroite coopération avec la Fondation de la Mer. Avec le ministère français de la Transition écologique et solidaire, la FDLM souhaitait développer un cadre de reporting basé sur les objectifs de l’ODD 14 (« Vie aquatique ») et aider ainsi les entreprises à mieux évaluer leur impact sur les océans. La FDLM a travaillé avec des scientifiques et des experts à la création d’une méthodologie complète, qui est disponible en libre accès pour les entreprises. 

L’un des premiers contributeurs à l’élaboration du Ocean Framework, et en lien avec l’engagement du groupe Crédit Agricole en faveur de la sauvegarde des océans et de la biodiversité, Amundi s’est appuyé sur cet outil pour engager un premier cercle d’entreprises dès l’an dernier dans quatre domaines essentiels (pêche et aquaculture, énergie hôtellerie, fret maritime/croisières). 

Bien que le cadre ne soit pas spécifiquement conçu pour les investisseurs, l’outil est le premier de son genre, facile à utiliser, et a été mis au point par des experts et testé par des entreprises.

L’objectif était de les inciter à :

  1. Evaluer l’impact de leurs activités sur les océans en utilisant la grille d’analyse du Ocean Framework ;
  2. Documenter les impacts spécifiques sur les océans sur la base d’indicateurs du Ocean Framework ;
  3. Développer des stratégies dédiées aux océans et des politiques incluant la préservation des océans dans les stratégies de biodiversité.
     

A l’avenir, Amundi vise à doubler le nombre d’entreprises qu’il engage sur le thème des océans, afin de les encourager à réduire leurs impacts négatifs à l’aide d’indicateurs de performance spécifiques. Amundi a aussi pour objectif d’allouer plus de capital à la protection des océans. 
 

Le lancement d’un fonds d’actions pour soutenir l’écosystème marin

Par le biais de CPR AM, filiale d’Amundi spécialiste des fonds d’investissement thématiques et à impact, le groupe agit aussi sur le volet de la gestion d’actifs. CPR AM s’apprête à lancer, au mois de juin, un fonds d’actions internationales qui vise à soutenir l’écosystème économique marin en investissant dans des entreprises cotées liées à l’économie durable des océans (aquaculture, pêche, tourisme, infrastructures, éolien offshore, etc.) ou à la préservation de leurs ressources (gestion des déchets, séquestration carbone, etc.). L’univers d’investissement du fonds sera strictement filtré au regard de critères ESG pertinents pour en éliminer les mauvaises pratiques. Quant à la construction du portefeuille, elle tiendra compte d’indicateurs d’impact dont le suivi et l’amélioration dans le temps seront publiés mensuellement.


La Filière Mer dans les Caisses régionales, pour soutenir la croissance bleue

20 Caisses régionales disposent d’un territoire maritime. Certaines ont structuré une filière Mer, afin de soutenir les activités maritimes du territoire liées à la pêche, au nautisme, aux énergies maritimes renouvelables, à l’aquaculture ou aux biotechnologies. La 1re filière Mer du Groupe s’est développée dans les quatre Caisses régionales bretonnes à partir de 2013. En 2015, la Caisse régionale d’Aquitaine lance sa filière Mer, celle de Charente-Maritime Deux-Sèvres en 2018 et celle de Normandie en 2019. Chacune dispose d’une équipe dédiée qui accompagne sur-mesure les professionnels de la mer.

Cette coopération a déjà permis le partage des risques dans certains dossiers ainsi que la création d’offres communes, en lien avec les filiales spécialisées du Groupe : Crédit Agricole Leasing & Factoring, CA Assurances et Crédit Agricole CIB.
En parallèle, Crédit Agricole S.A. va développer son expertise dans les filières pêche et aquaculture afin de répondre aux nombreux enjeux de développement de ces secteurs d’activité sur nos territoires.
Pour en savoir plus sur la Filière Mer Bretagne, cliquez ici.

En complément, le groupe Crédit Agricole intervient par le biais du mécénat au plus près du territoire : soutien aux projets de recherche mais aussi de préservation des sites du Museum National d’Histoires Naturelles, organisation de conférences de sensibilisation, soutien de festivals dédiés à la mer… Zoom sur un projet soutenu par le Groupe : Plastic Odyssey.
 

Avec Plastic Odyssey, stoppons la pollution plastique à la source

19 tonnes de plastique entrent dans l’océan chaque minute et 80 % de la pollution marine proviennent des villes côtières des pays les plus démunis. Faire du recyclage des déchets plastiques une activité rentable et génératrice d’emplois, c’est le pari de Plastic Odyssey.
Le projet repose sur un tour du monde à bord d’un bateau ambassadeur des technologies de recyclage en open source. Il fera escale dans les pays émergents où ces solutions, destinées à valoriser les déchets disponibles sur place, permettront la création et le développement de micro-entreprises de recyclage du plastique. L’expédition partira à l'automne 2022.

Crédit Agricole S.A. a apporté son soutien au projet dès 2018 en finançant la construction d’un prototype de bateau ; engagement poursuivi en 2019 en cohérence avec le Projet Sociétal du Groupe. Plusieurs entités soutiennent le projet à hauteur d’1,2 M€ sur 5 ans : 8 Caisses régionales du littoral français (Alpes Provence, Aquitaine, Atlantique Vendée, Charente-Maritime Deux-Sèvres, Finistère, Nord de France, Normandie-Seine, Provence Côte d’Azur), Crédit Agricole S.A. et les filiales Crédit Agricole Assurances, CACEIS, CACIB, Crédit Agricole Immobilier, BforBank, CAMCA Mutuelle, le Crédit Agricole en Pologne et Crédit Agricole Italie.
La Fondation Grameen Crédit Agricole s'engage également en animant le POLAB en France (un programme d’accompagnement des innovations autour du recyclage plastique initiée par PO) et en partageant sa connaissance du terrain grâce à son ancrage dans près de 40 pays. Elle favorisera la mise en relation des équipes de Plastic Odyssey avec les filières de recyclage et les entrepreneurs locaux sur place pour faire émerger des modèles de social business.

Crédit Agricole CIB soutient également Plastic Odyssey dans son engagement pour réduire la pollution des océans par les matières plastiques. A travers sa succursale de Taipei, CACIB a innové sur le marché obligataire durable avec l’émission d’une obligation verte solidaire. Cette émission obligataire à 7 ans de 1,7 Md TWD (50 M€ équivalents) est la première de ce type pour laquelle les investisseurs, les co-chefs de files et l’émetteur ont coopéré afin de contribuer financièrement à un projet environnemental et social. Le produit de l’émission a financé le portefeuille de prêts verts de Crédit Agricole CIB Taipei, et en particulier son exposition sur le secteur des énergies renouvelables, tels que les projets de parcs éoliens offshore. Un mécanisme solidaire a également permis de verser une contribution financière à Plastic Odyssey.
Pour en savoir plus sur Plastic Odyssey, cliquez ici.

Flashback sur le soutien du Crédit Agricole au milieu marin : cliquez ici

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